12

Mai.

2016

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#JeudiConfession : Je haïs les gens qui méprisent les enfants

#JeudiConfession : Je haïs les gens qui méprisent les enfants

Mon enfant est du type sociable. Très tôt, dans sa jeune vie, nous lui avons appris qu’il était important d’entrer en contact avec les gens pour communiquer, socialiser et tisser des liens.

 

Ainsi, depuis qu’il a deux ans, il se montre très enjoué lorsqu’il croise des gens - il aime particulièrement les dames - dans l’allée de l’épicerie ou dans un lieu public. Il y va invariablement de son : « Bonjour! Ça va bien? »

 

L’effet est immédiat : le visage de la personne s’illumine, un sourire se dessine et les gens répondent un « Bonjour » bien senti. Généralement, du moins. Car c’est la norme dans la société. C’est ce qu’on appelle un dialogue ou de la communication. En principe, une communauté est composée d’humains qui interagissent et socialisent. Et qui dit norme, dit normalité.

 

Or, il y a un paquet de gens anormaux en ce bas monde. Des gens que je trouve à la limite sans cœur et aigris par la vie. Vous savez, le type de personne qui ne prend même pas la peine de regarder le petit bambin tout souriant qui a eu l’amabilité de lui adresser la parole, gentiment et de manière assez posée pour un enfant de cet âge.

 

Une personne qui ignore un enfant, comment est-ce humainement possible? Je veux dire, à l’origine, nous avons tous été enfants, non?

 

On dit qu’avec Internet, les canaux de communication se sont multipliés, que le voile sur l’identité de l’internaute sur le World Wide Web fait en sorte qu’on se permet aisément des commentaires haineux sur différentes plateformes. Sans aucune gêne. Sans aucun respect. Je les trouve imbéciles, ces gens-là. On sait bien qu’en vis-à-vis, la plupart d’entre eux n’auraient même pas le courage d’affirmer publiquement leurs paroles. Ni même de les assumer, confrontés aux regards des autres. Mais sous le couvert de l’anonymat, c’est facile. Tout est permis.

 

Malgré tout, ces imbéciles-là, je les trouve moins sans dessein que les asociaux qui méprisent les enfants. C’est tout dire.

 

Quand mon fils attend longuement une réponse, répète « bonjour » dans l’espoir de susciter ne serait-ce qu’une esquisse d’un sourire, ça me met hors de moi. J’ai le cœur qui se serre, car je réalise dans quel monde je l’ai mis au monde.

 

Ce reflet de la société est odieux, méprisant, austère. Ce n’est pas le monde que j’espérais pour lui. Mais j’ignore comment le changer, alors qu’un sourire d’enfant, la chose la plus pure du monde, n’y parvient même pas.

 

Mon cœur de mère a mal quand je lis la déception sur son visage, comme s’il se disait qu’il n’est pas assez bien pour mériter une réponse. Je me demande même, parfois, à quel point ça peut brimer son estime de soi, lui qui, pourtant, s’en tire pas mal à ce niveau. #égofort

 

Oui, je sais; les gens ont souvent des « mauvaises journées ». Mais justement! C’est une raison de répondre à cet enfant, avenant et sociable qui, au fond, ne veut que leur bien. Un baume sur une mauvaise passe, sur une malchance, sur un pépin du train-train quotidien.

 

Moi je dis : changeons le monde, un sourire à la fois. Suis-je trop idéaliste?

 

Qu’y a-t-il de plus pur qu’un sourire d’enfant? C’est totalement dépourvu de malice, de haine, d’amertume. Comment peut-on tout simplement refuser d’y répondre? Refuser de regarder? Simplement, d’ignorer?

 

Je demeure confiante, toutefois, qu’il faut continuer d’aller vers les gens, de leur montrer de la sympathie et, selon les circonstances, de l’empathie aussi. Ce sont des valeurs que j’ai choisies d’inculquer à mon enfant et j’y crois mordicus comme solution à bien des maux de société. J’assume d’ailleurs pleinement mon déni de cette société individualiste.

 

Un sourire, c’est peu demandé. Pourtant.


Car les plus belles choses du monde ont toutes débuté par un sourire…

 

 

Écrit par Alyssa

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